La vinaigrette se révèle à Londres
L’histoire à table de la semaine.
Rien de plus simple que de la vinaigrette et pourtant, sans elle, la salade n’aurait pas plus d’intérêt gustatif que l’herbe dans le pré des vaches. Chacun a sa propre manière de la faire – un peu plus de ci, un peu moins de ça –, ce qui fait qu’il n’y en a jamais deux pareilles, et c’est très bien ainsi car cela évite la monotonie dans les assiettes estivales. Pourtant, il existe bien une recette « de base » : 3 cuillers à soupe d’huile d’olive, 1 cuiller à soupe de vinaigre de vin rouge, un quart de cuiller à café de sel, un tour de moulin de poivre et une cuiller à café de moutarde. Mais qui donc a eu un jour l’idée de mêler ces ingrédients pour en faire une sauce légère et relevée à la fois ?
Le magazine « Historia » nous apprend que la vinaigrette a été évoquée pour la première fois en 1393 dans « Le ménagier de Paris », mais que c’est à un Français, le chevalier d’Albignac, contemporain du XVIIIe siècle, que l’on doit d’en avoir fait une sauce révolutionnaire… en l’exportant à Londres.










