L’édito de Benoît Franchimont : le réchauffement climatique tue

Alors que l’été ne nous laisse aucun répit avec une nouvelle vague de chaleur et une sécheresse toujours intense cette semaine, nous avons assisté ces derniers jours au pire scénario que les climatologues nous prédisaient pour dans 20 ou 30 ans : des méga feux aux portes des villes européennes… En Gironde et dans les Landes, il faut la mobilisation de milliers de pompiers et de militaires, et le déploiement de moyens considérables et inédits, pour éviter le pire, si l’on considère que la destruction de près de 50.000 hectares de nature n’est pas déjà le pire. En Espagne, c’est le « pire incendie de l’histoire » qui a ravagé la région à l’ouest de Madrid.
C’est une évidence : le réchauffement climatique a déjà changé notre monde et la question n’est plus seulement d’essayer de le limiter mais surtout de prendre les mesures pour y faire face dès maintenant. Chez nous aussi, les moyens des pompiers doivent être renforcés, tout comme ceux des services de santé, sursollicités en période de canicule. Le 27 juin dernier, pas moins de 650 décès ont été enregistrés en un jour, c’est le deuxième jour le plus meurtrier du 21è siècle, après le 10 avril 2020, lors du pic de pandémie de Covid-19. Oui, le réchauffement climatique tue. Et ça a déjà commencé.









