L’édito de Benoît Franchimont : combattre les fake news qui circulent sur les réseaux sociaux, un véritable enjeu

Ce n’est pas un secret. La presse est confrontée à d’énormes défis pour assurer sa survie. Elle est notamment fortement concurrencée par les GAFAM (Google, Facebook et autres), qui diffusent des contenus apparemment gratuits et s’approprient en fait une énorme part des revenus publicitaires. L’enjeu n’est pas uniquement l’avenir des médias. Si les journalistes professionnels sont tenus à un devoir de vérité et d’exactitude, il n’en va pas de même pour tous ceux qui publient des contenus sur les réseaux sociaux, désormais truffés de fake news, d’informations trafiquées, souvent avec l’aide de l’intelligence artificielle. La diffusion de ces contenus nuisibles est massive.
Selon une enquête du SPF Économie, six Belges sur 10 déclarent avoir été récemment confrontés à de fausses informations. Des chiffres en hausse. Ces fake news circulent principalement sur les réseaux sociaux, les plateformes vidéo, les applications de messagerie et les forums en ligne. Une bonne nouvelle tout de même : les internautes belges se distinguent par un esprit critique plus développé que la moyenne européenne. Environ un internaute belge sur trois vérifie les sources ou recherche des informations complémentaires en ligne, contre un sur quatre dans l’Union européenne. Pour le SPF, « ces résultats soulignent que la multiplication des contenus trompeurs renforce la nécessité de poursuivre les efforts en matière de compétences numériques et d’éducation aux médias. » Dans ce contexte, les médias traditionnels restent une indispensable source fiable d’information et de recoupement de celle-ci.








