Fini les dauphins et les otaries au parc Astérix!

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Le 3 avril prochain, sauf si le coronavirus s’en mêle, le parc Astérix rouvrira ses portes mais les visiteurs auront la surprise de voir un delphinarium définitivement fermé. La direction a en effet décidé de faire une croix sur les pirouettes de dauphins et d’otaries. « Nous y réfléchissons depuis des années. Je dirais même que la décision a été prise depuis trois ans », assure au Parisien le directeur général du parc, Nicolas Kremer. Mais d’après des associations, les motivations de ce dernier seraient en réalité bien plus liées à l’actualité récente.

Une décision contrainte ?

Dans un communiqué, la direction explique que la « décision de fermeture repose sur la volonté de se concentrer sur son activité historique de parc d’attraction ». Au cours du premier trimestre 2021, les dauphins devront ainsi quitter les lieux. Mais il n’est pas question pour eux de retrouver la vie sauvage. Selon le parc, ils ne pourraient pas survivre s’ils étaient relâchés dans la nature après une captivité aussi longue. A la place, ils seront transférés dans d’autres delphinariums « reconnus par les instances scientifiques et gouvernementales ».

Pour les défenseurs des droits des animaux, ce dernier détail serait la preuve que cette décision du parc Astérix n’est pas liée à un véritable et sincère souci du bien-être animal mais à des motivations économiques. « Ils le font parce qu’ils ne peuvent plus les nourrir et parce qu’avec le Covid ils ont perdu beaucoup d’argent. Il faut savoir qu’un dauphin est le poste qui coûte le plus cher actuellement, alors qu’ils n’ont pas de visiteurs. Ils ne le font donc pas forcément pour les meilleurs raisons et pour les dauphins », explique à France 2 Christine Grandjean, président de l’association « C’est assez ! ».

Le parc Astérix passe aussi sous silence le fait que justement ce mardi, l’Assemblée nationale entame l’examen en première lecture de la proposition de loi de lutte contre la maltraitance animale. Si ce texte est validé, la détention et la reproduction des cétacés en captivité sera interdite. Suite à la décision du parc Astérix, il ne reste aujourd’hui plus que deux parcs en possédant : Planète Sauvage, situé près de Nantes, et Marineland, à Antibes.