Le prince Harry critique le manque d’empathie de sa famille et se confie sur sa thérapie

Le prince Harry critique le manque d’empathie de sa famille et se confie sur sa thérapie
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Ce vendredi, Apple TV+ sort une nouvelle série documentaire sur la santé mentale intitulée « The Me You Can’t See » (« Le moi que vous ne voyez pas »). La co-productrice Oprah Winfrey a pu interviewer plusieurs personnalités dans le cadre de sa réalisation, dont le prince Harry. Ce dernier s’est ainsi livré à quelques confidences au sujet de la famille royale et de ce qui l’a pu ressentir avant et après son départ pour la Californie.

Une vie difficile

Le duc de Sussex estime d’abord que ses proches ne l’ont pas soutenu assez, voire pas du tout. « Je pensais que ma famille m’aiderait, mais toutes les demandes, les requêtes, les signaux ont rencontré un silence ou une indifférence totale », confie-t-il au propos des moments difficiles qu’il a pu rencontrer avec sa femme avant la naissance de leur fils, Archie. L’urgence était pourtant flagrante. En 2019, Meghan aurait voulu se suicider et le couple a souffert de troubles psychologiques à cause de la pression qui pesait sur eux. Cela a été aussi difficile pour Harry de demander de l’aide. Il explique se sentir honteux d’avoir fait cette démarche, « parce que, comme beaucoup de gens de mon âge, je savais qu’elle ne m’apporterait pas ce dont j’avais besoin », dit-il.

Harry évoque aussi une discussion qu’il a eu avec son père, le prince Charles, à propos de l’agressivité des tabloïds. « Quand j’étais plus jeune, mon père nous disait à William et moi : ‘ça a été comme ça pour moi, donc ce sera la même chose pour vous’ », rapporte Harry. « Ça n’a aucun sens. Ce n’est pas parce que vous avez souffert que vos enfants doivent souffrir aussi. Ça devrait même être le contraire. (...) Faites tout ce que vous pouvez pour transformer en quelque chose de positif les mauvaises expériences que vous avez vécues », clame le prince.

Une thérapie salvatrice

Mais ce n’est pas le seul problème dont Harry fait part. Enfant, il a ressenti de l’« impuissance » alors qu’il voulait protéger sa mère de l’acharnement des tabloïds à son encontre. Après le décès tragique de Diana à Paris, alors qu’il avait 12 ans, il a été victime de troubles psychologiques. Entre 28 et 32 ans, il a vécu la période la plus « cauchemardesque » de sa vie et admet s’être drogué à ce moment-là.

« C’est ma rencontre, puis ma relation avec Meghan » qui a permis de chercher une issue à cette situation, dit-il. Une dispute entre eux deux a notamment provoqué une prise de conscience chez Harry. Pour qu’il puisse avoir une relation, il faudrait d’abord qu’il se confronte avec son passé, raconte-il. C’est pour cela qu’il suit depuis quatre ans une thérapie. « Au moment où j'ai commencé la thérapie, c'était probablement au cours de ma deuxième séance, ma thérapeute s'est tournée vers moi et m'a dit : "On dirait que vous pensez comme Harry à l'âge de 12 ans [...] Ce fut le début d'un parcours d'apprentissage pour moi. J'ai pris conscience que je vivais dans une bulle au sein de cette famille, au sein de cette institution et j'étais en quelque sorte presque piégé dans un processus de réflexion ou un certain état d'esprit ».

Selon lui, cela lui a permis de « briser le cycle ». « Je savais que si je n’entamais pas une thérapie pour aller mieux, j’allais perdre cette femme avec qui je me voyais passer le reste de ma vie », confie-t-il. « La thérapie m’a équipé pour faire face à tout. […] Mon plus grand regret est de ne pas avoir pris position, plus tôt dans ma relation avec ma femme, en dénonçant le racisme » dont elle était victime. Comme il l’explique, les tabloïds britanniques n’allaient « pas s’arrêter avant qu’elle ne meure » et il craignait « de perdre une autre femme dans sa vie ».

 
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Signé Stéphane Bern