«Jusqu’à 200 000€ par mois»: l’énorme business des candidats de téléréalité sur les réseaux

«Jusqu’à 200 000€ par mois»: l’énorme business des candidats de téléréalité sur les réseaux
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Peut-être avez-vous déjà vu ça en vous baladant sur les réseaux sociaux : des liens sur les comptes des candidats de téléréalité qui renvoient vers des profils estampillés OnlyFans, MYM, etc. Derrière ces noms se cachent en fait des plateformes où ces mêmes personnes mettent en ligne des photos érotiques voire pornographiques d’eux-mêmes. Il faut payer quelques euros est l’internaute a accès à ces clichés sensuels. Ce jeudi 17 juin, le quotidien Le Parisien a dévoilé une enquête sur ce que cela rapportait à ces stars du petit écran et le constat est effarant.

Le jackpot facile

Au début, plusieurs de ces candidats n’imaginaient pas un jour mettre des photos en ligne où ils apparaissent dénudés. Mais finalement, la rémunération promise finit par les convaincre. Car il ne s’agit pas de petites sommes, comme le raconte Antoine Goretti, 31 ans, qui a participé à « 10 couples parfaits », « la Villa des cœurs brisés » et « les Marseillais contre le reste du monde ». « Le public étant plus masculin, c’est pour les femmes que ces plates-formes sont le plus lucratives. Moi, je gagne 2500 à 3000 euros par mois. Mais j’ai des amies qui font dix fois plus de chiffre d’affaires », confie-t-il.

En réalité, pour certaines filles, il s’avère que c’est encore davantage que « dix fois plus ». « Je viens de finir un mois à 120 000 euros », affirme par exemple une candidate de téléréalité qui a voulu rester anonyme. « Pendant le premier confinement, je me faisais jusqu’à 200 000 euros par mois », renchérit une autre. Chez les hommes aussi, cette période a été un âge d’or. « De mon côté, mes revenus étaient multipliés par quatre », confirme Clément Castelli, 27 ans et ancien des « Princes de l’amour » (W9) et des « Vacances des Anges ».

Quant à la production de ces téléréalités, elle s’avère mal à l’aise avec le sujet. Il arrive qu’elle riposte en mettant de côté un candidat mais il semble que ce ne soit pas la règle. Généralement, elle « ferme les yeux », assure l’un d’entre eux.

Des salaires dignes des joueurs de football

A noter qu’à ces activités en ligne, il faut ajouter tout le reste. Le reporter Martin Weil avait notamment interviewé à ce sujet Thibaut Valès, ancien producteur de téléréalité. Selon celui-ci, « le salaire d’un candidat c’est devenu aujourd’hui, une totale anarchie, c’est comme des joueurs de foot. Si une production veut Neymar, il faut le payer et très bien le payer pour pouvoir l’avoir… ».

Le journaliste en a eu la preuve avec Illan Castronovo, qui a participé à plus d’une dizaine de téléréalités en cinq ans. Il affirmait gagner « entre 50.000 et 100.000 euros par mois », et « c’est une fourchette ». Quand Martin Weil lui a demandé s’il était millionnaire, celui-ci a répliqué en riant : « C’est compliqué à dire... On fait de l’argent, on se débrouille ».

 
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